CHAPITRE 3 – L’arrivée des Cormier en Acadie 1644

Notre ancêtre Robert et sa famille sont partie de La Rochelle pour la construction du fort St-Pierre sur l’Île Royale en Nouvelle France. Voici un court historique de La Rochelle ainsi que le contrat d’embauche et les descendants de Robert.

SECTION 3.1 Ancienne Provinces de France

Cette carte nous indique l’endroit exacte de la ville de La Rochelle, en Aunis, port de mer ou plusieurs de nos ancêtres ont pris le bateau pour une nouvelle vie en Acadie. 301

Section 3.2 Larochelle

Photo du port de Larochelle en Aunis d’hière et d’aujourd’hui

Section 3.2.1 L’Histoire  de Larochelle

Ancien plan de la ville de Larochelle

Fondé au 10ème siècle, La Rochelle devient dès le 12ème siècle un port important. Dotée avant 1137 de larges “libertés” par le Duc d’Aquitaine, Guillaume X, La Rochelle s’affranchit des tutelles féodales. Le Moyen-Age marque son apogée grâce au vin et au sel. La Rochelle sera le plus important des ports français sur l’Atlantique jusqu’au 15ème siècle. L’indépendance de la ville accueille naturellement les idées nouvelles de la Réforme. Les Rochelais optent pour la cause réformée lors du coup d’état protestant du 9 janvier 1568. La Rochelle conquiert un statut de ville libre et, de 1590 à 1620, s’épanouit tant dans le domaine économique que culturel. Mais elle menace la politique d’unification de Richelieu. Lorsque, le 10 septembre 1627, le maire fait tirer le canon sur les troupes royales, la répression ne se fait pas attendre.

Section 3.2.2 Le siège de Larochelle (1628)

Louis XIII et Richelieu assiègent la ville. Après plus de treize mois de siège, La Rochelle cède devant la famine. La mairie est supprimée et la ville se retrouve privée de ses privilèges. Très vite pourtant, elle se relève grâce au commerce maritime.

Section 3.2.3 Le  nouveau monde

En 1630-1635 c’est le début de relations régulières avec la Nouvelle-France (Canada) et les Antilles. En 1694, le commerce (sucre des Antilles, commerce triangulaire, fourrures du Canada) s’épanouit ; la renaissance intellectuelle et le rayonnement artistique de La Rochelle s’intensifient.302

Section 3.2.4 XIXième siècle

Enfin, la Révolution et les guerres de l’Empire endorment la ville qui ne se réveille qu’à la création du port en eaux profondes de La Pallice, en 1890. Ses qualités nautiques inciteront les Allemands à y établir une base sous-marine au cours de la deuxième guerre mondiale. La Rochelle sera la dernière ville de France libérée en 1945 et n’aura, par chance, subi aucune destruction importante.

Section 3.3 À la recherche des ancêtres de Robert

Dans les décennies 1950, 60 et 70 plusieurs chercheurs canadien intéressé dans la généalogie de la famille Cormier ont fait des recherches pousser en France mais sans succès apparent. Suite a de nombreuses recherche Internet l’énigme des ancêtres de Robert reste entier.

Ceci nous mène à deux hypothèse possible sur les ancêtres de Robert:

  1. La première hypothèse serait la destruction des documents pertinents durant le siège de La Rochelle. Sachant que le siège est survenue une quinzaine d’année avant le départ de Robert pour l’Acadie, je me suis demander si cette évènement aurait eu des résultats néfastes au niveau administratif ou documentaire car si les documents auraient été détruits pendant le siège il sera très difficile de trouver les ancêtres de Robert.

    Dans son livre «La Rochelle au temps du Grand Siège (1627 – 1628)», Liliane Crété décrit en détails les évènements et enjeux du siège qui fait suite à une guerre de religion entre les huguenots de France et d’Angleterre et les catholiques de France et en particulier le roi Louis XIII et le Cardinal Richelieu. Suite a une année de siège, elle écrit en page 256 «Seulement, la famine avait pris totalement possession de la ville. Le périlleux défilé dans lequel les Rochelais s’étaient aventurés un ans plus tôt avait débouché sur une vallée de larmes et de mort. La Rochelle agonisait, épuisée dans sa chair par les lentes tortures de la faim comme dans son âme par la longue et héroïque résistance.» et elle continue en page 257 comme suit «Mais combien de temps encore le peuple tiendrait-il? On en était venu à cuire des souliers, des manteaux, des ceintures, des porte-épée, des bourses de cuir. On en était venu à faire des bouillies avec les parchemins des contrats de mariage et autres documents».303

    Ceci semblerais appuyer la première hypothèse que les documents pertinents à la recherche des ancêtres de Robert auraient disparues.

  2. La deuxième hypothèse serait que nous avons assumé que les Cormier avant 1615 sont catholique se qui pourrait-être faux car La Rochelle était une ville fortifier Huguenot (Protestant Calvinist) et donc les parents de Robert aurait peut-être été des Huguenots de naissance. Il est maintenant reconnue que les Huguenots ont eu une part importante dans les débuts de la colonisation du Canada en participant et en finançant plusieurs tentatives d’établissements.

    Suite au siège de La Rochelle (1627-28), le roi de France décrètent que seul des catholiques doivent colonisé la Nouvelle France. Ceci n’empêche pas le recrutement de Huguenots due au manque de main d’œuvres qualifier dans plusieurs métiers ou on pouvait ce convertir au catholicisme avant le départ pour la Nouvelle France. Donc il faudra faire des recherches dans les registre Huguenot si il existe toujours.

    Pour en savoir plus sur la piste Huguenot consulté le site Huguenot suivant: The National Huguenot Society http://www.huguenot.netnation.com/general/ 304 et en particulier Our Huguenot Ancestors – Thier History and Setlement in French Canada, http://pages.infinit.net/barbeaum/huga/sld001.htm. 305

Section 3.4   1ère Génération Robert Cormier 1610 – 1650

Notre premier ancêtre au Canada est Robert Cormier. Le 8 janvier 1644, Robert Cormier, maître charpentier de navire à La Rochelle, son épouse Marie Péraud et leur fils Thomas s’engagent à prendre le navire Le Petit Saint-Pierre, pour aller travailler au fort Saint-Pierre, en l’île Royale (l’île du Cap-Breton aujourd’hui), sous les ordres du commandant du fort, le Sieur Louis Tuffet, au salaire de 120 livres par année. Contrat devant François Moreau, procureur, et Martin de Harrabillague, clerc 308

Secction 3.4.1 Le fort St-Pierre

Selon l’historique du village de «St. Peter’s» sur l’Île du Cap-Breton, en Nouvelle Écosse, Canada, cet établissement est un des plus ancien établissement européen en Amérique du Nord. Ont retracent ses origines au fort «Saint Pierre» sur Île Royale établie par des marchants de La Rochelle, France pour la pèche et la traite des fourrures. L’isthme était utilisé par les Mi’kmaq pour le portage des canots entre le lac Bras d’Or et l’océan Atlantic.306

Section 3.4.2 Le contrat d’embauche de Robert Cormier (26 mars 1644)

Sieur Tuffet et son fils André avait la direction des envois et retours en Nouvelle-France au nom de Pierre Desportes à qui l’Île de Cap Breton avait été concédée en 1636 par la Compagnie de la Nouvelle-France. Les Tuffet affrète chaque année un ou deux navire et engage des hommes. Suite a la mort du Sieur Tuffet et à une brouille entre les Tuffet et Pierre Desportes, les Tuffet obtiennent l’île en bail pour trois ans et Louis Tuffet est établie Gouverneur à Saint-Pierre. En 1643 et 1644 les Tuffet envoie un bateau par année à leur compte. 307

Il est évidant que le contrat en 1644 avec le Sieur Tuffet est le catalyste de la venue de la famille Cormier au Canada. Voici une copie du contrat ainsi que la transcription de son contenue:

Personnellement établi Noble Maître André Tuffet Avocat en parlement et siège présidial de cette ville et honorable homme Auge Duchanin et Dominique Descheverry marchand demeurant en cette ville dune part et Robert Cormier Maître charpentier et Marie Péraude sa femme et Thomas Cormier leur fils demeurant en cette ville d’autre part, lesquelles parties de leur bon gré volonté ont fait et passé entre elfes les conventions qui s’en suivent.

C’est à savoir que les dits Cormier Péraude sa dite femme et leur dit fils seront tenus comme ils promettent de s’embarquer du premier jour à la première réquisition des dits sieurs Tuffet, Duchanin et Descheverry dans le navire nommé le Petit Saint-Pierre duquel est maître Pierre Barbaud pour aller à l’île du Cap Breton pays de la Nouvelle France et là y travailler pour les sieurs Tuffet de son métier de charpentier et autres choses qui leur seront commandées par le sieur Tuffet commandant le fort de Saint-Pierre en la dite île auquel à cette fin ils seront tenus d’obéir et suivre entièrement ses ordres pendant l’espace de trois années prochaines et consécutives, qui commenceront au jour où ils s’embarqueront et finiront lorsqu’ils s’embarqueront pour le retour des dites trois années faites et révolues pour ce et moyennant 120 livres Tournois par chacune année sur la première desquelles les dits sieurs Tuffet, Duchanin, Descheverry leur ont payé par avance la somme de ……………… et le restant leur sera payé un mois après le retour du dit navire déduction faite de ce qu’ils auront reçu en la dite Ile. Est accordé par convenance des présents que en cas que les dits Cormier et sa dite femme désobéissent ou seront rebelles aux commis des dits sieurs Tuffet et autres gouverneurs, ils seront privés de leurs gages.

Fait à La Rochelle en l’étude du dit notaire avant midi le huitième jour de janvier 1644 présent Mr François Moraud praticien et Martin De Harrabillague clerc, demeurant en cette ville ont les dits Cormier et sa femme de ne savoir signer ce requis.

En marge

Et advenu le 26ème jour de mars 1644 a été convenu entre les dites parties que le dit Robert Cormier pourra emmener avec lui sa dite femme en la dite Ile du Cap Breton Jean Cormier son fils de l’âge de vingt mois qui sera nourri et alimenté en la dite Ile sans pouvoir prétendre à aucun salaire.

De Harrabillague 308

Section 3.5 Descendants de Robert Cormier et Marie Peraud

1. Robert1 Cormier est né vers 1610 à La Rochelle, Aunis, France, est décédé à La Rochelle, Aunis, France. Il marie vers 1635 309, Marie Peraud. Elle est née à La Rochelle, Aunis, France, est décédée à Port-Royal.

Section 3.5.1 Les enfants de Robert Cormier et Marie Peraud

+ 2 i. Thomas-Charles Cormier, né 1636 à Charente-Maritime, La Rochelle, France; décédé 1689 à Beaubassin Acadie, Nouvelle Écosse.
ii. Jean Cormier, né avant juillet-1642.

Notes sur Jean Cormier : Addendum au contrat d’engagement sous la date du 26 mars 1644 (20 mois). Il ne semble pas savoir marier, ni eu d’enfants.

SOURCES

301 Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Anciennes_provinces_de_France

302 Source : http://www.ville-larochelle.fr/decouvrir-la-ville/histoire-et-patrimoine.html Histoire et patrimoine – Grandes dates

303 Source : Perrin 2001, La Rochelle au temps du Grand Siège 1627-1628. Page 526-527, Crété, Liliane, ISBN : 2-262-01790-5

304 Source :The National Huguenot Society http:// www.huguenot.netnation.com/general/

305 Source : Our Huguenot Ancestors – Thier History and Setlement in French Canada, http://pages.infinit.net/barbeaum/huga/sld001.htm/

306 Source : Arch dép Charente-Maritime, minutes Teuleron 1643-1644; ANC, Ms Série I, vol IV, p 93-94; SGCF vol IV, p 179-180

307 Source : Site du village St-Peters, Nouvelle Écosse

308 Source : Ref 000441 Acte d’engagement de Robert Cormier – Association Saint-Pierre et Miquelon – La Rochelle

309 Source : Dictionnaire généalogique des familles acadiennes de Stephen A. White, Cenre d”étude acadiennes, page 400

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